CONFÉRENCE INTERNATIONALE SUR LE COMMERCE ET L’INVESTISSEMENT

“When you can measure what you are speaking about, and express it in numbers, you know something about it”       Lord Kelvin

INTRODUCTION

  1. Tout a changé, tout est entrain de changer et tout va continuer à changer. Une nouvelle révolution secoue l’économie mondiale. Elle est caractérisée par la vitesse, la connectivité et l’immatérialité. Ces trois facteurs interagissent à l’échelon planétaire et modifient les notions de temps, de matérialité et d’espace. Les changements qu’elles impliquent sont considérables pour les états, les entreprises et les individus.
  1. L’Investissement, le commerce et les technologies de l’information (TIC) sont les trois piliers de la mondialisation. Ils ont tous successivement marqué leur empreinte dans cette expansion géographique de l’activité économique mondiale. Ils ont aussi contribué à l’accélération de l’intégration des économies, à la diversification mondiale de la production, aux contenus des transactions économiques, à sa vitesse d’exécution et surtout à l’intangibilité des nouvelles ressources.
  1. L’émergence des nouvelles technologies de l’information et du nouvel ordre mondial, bouleverse complètement le devenir des pays africains. La gestion stratégique de l’information économique est devenue l’un des moteurs essentiels de la performance globale de tous les États et organisations. Le phénomène de la mondialisation des marchés contraint les acteurs économiques à s’adapter aux nouveaux équilibres qui s’établissent entre concurrence et coopération. Ce qui rend la situation de plus en plus difficile, c’est le changement de sa dimension : la globalisation financière progressive des marchés multiplie à la fois le nombre des acteurs, leur diversité et les types de contraintes ; l’accélération des moyens de communication change le rythme des événements et impose des réactions objectives et rapides.
  1. L’Information incomplète a toujours entrave une bonne régulation des échanges commerciaux. Cet handicap est à la base de la détérioration séculaire des termes de l’échange des produits des pays en développement. Les technologies de l’information vont réduire ces imperfections du marché. L’architecture de la nouvelle économie basée sur les réseaux de partage d’informations disponibles au niveau international.
  1. Les pays africains se retrouvent aujourd’hui dans un environnement de plus en plus incertain, concurrentiel et protéiforme, face à la globalisation de l’économie, à la dématérialisation de la société transformée en société du « savoir » et à « l’accélération » du temps. Les décisions stratégiques reposent sur la maîtrise d’une information cruciale, aujourd’hui issue d’un univers qui se complexifie où l’espace-temps se rétrécit, où les processus se sont accélérés et nécessitent des réactions rapides. 
  1. Cette complexité est caractérisée par l’accélération du rythme des innovations et des ruptures technologiques, la multiplicité et la diversité des acteurs, le décloisonnement des domaines de connaissance, la mondialisation des marchés, la désuétude des indicateurs de flux matériels au profit de variables intangibles. Elle provoque un sentiment de confusion pour beaucoup de décideurs politiques et économiques confrontés à l’incertitude lors des prises de décisions.
  1. C’est une nouvelle révolution qui traverse l’économie contemporaine sous l’effet conjugué de trois forces, la vitesse, la connectivité et l’immatériel. Pour s’adapter à ce nouvel environnement, l’entreprise se devra d’imaginer de nouvelles façons de  diriger ses actions, de faire admettre le changement à son personnel et d’inventer de nouvelles formes de contrôle dans un monde où l’intangible occupe une place prépondérante. Quand les positions concurrentielles sont volatiles, la règle d’or est la capacité à s’adapter, par des moyens qu’il s’agit d’inventer.

 

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